« J’y arriverai ! »
Je découvris à ce moment la douleur de l’isolement. Nous étions au milieu du printemps et aucune possibilité pour moi d’apprécier le réveil de la nature, l’éclosion des fleurs, les tenues rayonnantes des femmes, que pourtant le chant des oiseaux m’invitait à découvrir.
Les beaux jours accentuaient mon mal-être car je ne pouvais me promener dans les bois en toute liberté, cette année-là. Je me privai d’aller converser avec les grenouilles, la mare étant trop loin de mon domicile, mais je me promis de tout mettre en place pour ne pas leur manquer de respect l’année prochaine.
[Je refusais que] « ma dépendance » s’accroche à moi tel le boulet du prisonnier à la cheville.
« Liberté, égalité, fraternité », était devenu « dépendance, inégalité, isolement ». C’est à partir de ce constat que je fis avec détermination ce serment d’allégeance : « Je ferai ce que je veux, quand je veux où je veux ».
